Il existe toujours un petit coin de nature niché au coeur des villes, avec quelques arbres et des animaux. Pendant deux mois, je me suis promenée autour d'un étang parisien de deux hectares. 

Chaque jour, j'ai pris une photo, quelles que soient les contraintes. Parfois en hésitant longuement entre plusieurs sujets. Ou bien à la hâte, en cavalant, l'oeil rivé à ma montre, sans me soucier de la lumière ou de la technique. 

Si le résultat est inégal avec quelques clichés flous et des sujets répétitifs, il a toutefois le mérite de témoigner de la présence d'une avifaune urbaine, discrète mais active.

Au cours de cette période printanière, quatre couples de foulques, un couple de poules d'eau et cinq cannes ont donné naissance à une quarantaine de poussins dont le tiers a réussi à survivre en dépit des prédateurs (rats, chiens, brochets, silures, hérons), de mauvaises conditions météorologiques et d'une flambée de botulisme.